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SERRES TROPICALES
Les plantes aquatiques et épiphytes
| De mai à octobre, le bassin de cette première serre est recouvert par l'impressionnant nénuphar géant d'Amazonie (Victoria amazonica). Ses énormes feuilles, ayant des allures de plateaux à tarte, peuvent atteindre et dépasser 1,50 m de diamètre. Elles présentent une face inférieure très épineuse avec de volumineuses nervures lacuneuses qui permettent aux lourdes feuilles de flotter sur l'eau. De grosses fleurs, blanches puis roses, éphémères, s'épanouissent régulièrement chaque nuit d'été. |

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À côté de lui, une espèce originaire d'Asie (Euryale ferox) dispose aussi de larges feuilles plates munies d'épines, qui sont cette fois-ci disposées sur les deux faces.
On remarquera aussi de nombreuses plantes flottantes qui, dans la nature, peuvent se déplacer librement, au gré des courants, sous la forme de radeaux végétaux. Dénommées parfois sous le vocable de "pestes d'eau", elles peuvent devenir très envahissantes et encombrer les cours d'eau, les rizières, les étangs et les lacs. C'est le cas de la jacinthe d'eau (Eichhornia crassipes) munie de flotteurs foliaires et du chou d'eau (Pistia stratiotes), petite aracée formant des rosettes de feuilles poilues terminées par de grosses touffes racinaires. L'une comme l'autre se propagent facilement par de simples stolons, et peuvent aussi coloniser les sols vaseux.
Au pays des palétuviers
À l'extrémité du bassin, prospèrent quelques plantes originaires des mangroves, ces formations forestières si particulières que l'on rencontre le long de certaines côtes tropicales. Cette végétation littorale, souvent impénétrable, se développe sur des sols généralement très vaseux, instables et salés, qui correspondent à la zone battue par les marées. Pour supporter des conditions de vie aussi hostiles, les plantes des mangroves ont développé de remarquables adaptations (modification du système racinaire, forte pression cellulaire, viviparité...), dont certaines sont visibles dans nos serres :
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les racines échasses des palétuviers (Rhizophora) qui permettent d'ancrer les plantes dans la vase, |
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les pneumatophores des Avicennia, véritables petits "tubas" qui permettent aux racines de respirer hors de l'eau. |
Les mangroves constituent un des écosystèmes tropicaux les plus originaux. Elles accueillent une faune et une flore spécifiques. Au-delà de leur extraordinaire richesse biologique, elles ont de multiples intérêts pour les habitants qui vivent à proximité : protection contre les vents, ressources alimentaires et médicinales, bois de chauffage et de construction, chasse et pêche... Malheureusement, dans de nombreux pays, elles font l'objet d'une exploitation abusive, ce qui rend vulnérable la survie de nombreuses espèces et met en péril le littoral.
Les "filles de l'air"
Cette serre accueille aussi de nombreuses épiphytes, ces plantes qui vivent sur d'autres végétaux, généralement des arbres ; sans pour autant les concurrencer. À la différence des plantes parasites, elles utilisent uniquement la plante hôte comme support et présentent diverses adaptations pour pouvoir survivre sans aucun contact avec le sol :
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organes spécialisés pour s'accrocher au support (racines adventives, feuilles appliquées contre les troncs, tiges rampantes), |
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feuilles en rosettes pour recueillir les eaux de pluie et accumuler de l'humus (on parle alors d'épiphytes à terreau dont certaines fougères sont de remarquables exemples : Asplenium nidus, Drynaria, Platycerium), |
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racines aériennes pour capter l'humidité de l'air,
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tiges renflées ou feuilles épaisses pour conserver l'eau... |
Les plantes épiphytes sont présentes dans de très nombreux milieux, mais c'est dans les forêts tropicales humides qu'elles sont les plus nombreuses, formant parfois autour des troncs et des branches des arbres de véritables manchons de végétation. Il existe une très grande diversité d'espèces épiphytes, appartenant à des groupes très variés : fougères, lichens, Broméliacées, Orchidacées, Rubiacées, Pipéracées...
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On remarquera tout particulièrement le Tillandsia usneoides, petite broméliacée dont l'appareil végétatif très modifié, à aspect de lichens, pend librement dans l'air. |
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Les plantes tropicales utiles
Riche et luxuriante, la flore tropicale offre une très grande diversité de plantes utiles à l'homme. Depuis toujours, les peuples originaires de ces contrées ont su tirer le meilleur parti de cette abondance végétale, tant pour se nourrir, se soigner, s'habiller, se loger que pour fabriquer les objets les plus divers. En Europe, les plantes exotiques ont été progressivement introduites à la faveur des grandes découvertes et des voyages qui se succédaient dans les pays tropicaux. Progressivement intégrées dans nos habitudes et notre mode de vie, continuellement améliorées par la recherche agronomique, elles constituent aujourd'hui une part très importante de nos ressources végétales.
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Nous n'imaginerions plus pouvoir vivre sans le cacao, la pomme de terre, la tomate, la vanille, l'ananas, l'arachide, le manioc, l'avocat, la papaye, le maïs... toutes ces plantes originaires de l'Amérique intertropicale. Il en est de même pour le continent africain qui nous a offert le café, la pastèque, le gombo, ou l'Asie, dont sont originaires le thé, la cannelle, la canne à sucre, la banane, le poivre, le coton, de nombreux agrumes, la mangue, le riz... |
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De nombreuses espèces tropicales font l'objet de cultures industrielles. Ainsi, la banane est devenue le fruit le plus consommé au monde. Café et thé sont universellement utilisés pour la fabrication des boissons, la canne à sucre s'est répandue dans toute la zone intertropicale, la culture du cacaoyer a pris un essor considérable en Afrique tropicale, le riz est le principal aliment pour 2/3 de la population mondiale... |
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Visite
Cette deuxième serre présente quelques-unes des plantes utiles d'origine tropicale, qu'elles soient utilisées pour :
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leurs fruits comestibles : banane, papaye, avocat, mangue, goyave, ananas... |
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leurs racines ou tubercules alimentaires : konjac, manioc... |
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leurs qualités aromatiques et condimentaires : poivre, cardamone, safran des Indes, cannelle, vanille... |
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leurs usages en boisson : café, thé, cacao... |
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leurs vertus médicinales : ipéca, strophanthus, Aloe vera, camphrier, pervenche de Madagascar, palmier de Floride... |
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leurs vertus tinctoriales : roucouyer, henné... |
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leurs fibres textiles : ramie blanche, coton, sisal... |
Des richesses insoupçonnées
Au-delà des espèces qui nous sont familières et qui sont représentées dans nos serres, beaucoup d'autres ne restent utilisées que localement et font la richesse des vergers et des potagers tropicaux. Parfois, elles font l'objet d'une simple cueillette et d'un ramassage dans le milieu naturel. C'est souvent le cas des plantes utilisées à des fins médicinales qui constituent un savoir faire traditionnel extraordinaire, transmis de génération en génération et dont l'importance nous est encore mal connue. En cours d'inventaire, cette pharmacopée est à même de receler des plantes sources de nouvelles molécules thérapeutiques. La pervenche de Madagascar (Catharanthus roseus) dont on extrait un puissant anticancéreux en est un remarquable exemple. Nous mesurons alors l'intérêt de préserver la biodiversité maximale de notre planète.

La végétation des forêts tropicales humides
Si la présence des arbres n'est pas envisageable dans cette serre, imaginons cependant un instant cette végétation arborescente qui constitue la base même des forêts tropicales humides appelées aussi les "forêts équatoriales". De grands fûts élancés, s'élèvent comme des colonnes et se ramifient au sommet, parfois à plus de 50 mètres de hauteur. Au sol, la base des troncs s'élargit et présente diverses adaptations (contreforts, racines échasses, racines palettes...) participant à la stabilisation de ces géants, devant se développer dans des sols généralement peu profonds. À cette strate dominante, souvent discontinue, sont associés des arbres de taille plus modeste (20 - 30 mètres) qui forment un ou plusieurs étages inférieurs, beaucoup plus denses et continus. |
 | Une faible luminosité, profondément modifiée par la voûte forestière, parvient péniblement jusqu'au sol. Là, de nouvelles espèces (dont de nombreuses fougères), capables de survivre en situation très ombragée, se développent dans la moiteur du sous-bois. Cette serre évoque l'ambiance de ces forêts denses tropicales, qui se développent à la faveur d'un climat chaud et humide permanent. Ce type de forêt conserve son aspect verdoyant toute l'année. Si les plantes peuvent être parfois dépouillées, la chute des feuilles est toujours de courte durée et de façon échelonnée selon les espèces.
Les lianes
Les lianes participent aussi à l'exubérance du lieu. Partant à l'assaut de la lumière, ces plantes atteignent le sommet des grands arbres de façons différentes, mettant alors en œuvre de nombreuses stratégies adaptatives pour s'agripper à leurs supports. Vrilles, crochets, épines, racines adhésives, tiges volubiles... permettent aux lianes de cheminer dans la végétation, parfois sur des distances considérables. L'abondance des lianes peut parfois être si importante qu'elles recouvrent totalement les arbres, partageant leurs supports avec les plantes épiphytes. Les espèces lianescentes appartiennent à de nombreux groupes : fougères, bambous, palmiers, et certaines familles en sont très richement dotées : Convolvulacées, Dioscoréacées, Aracées, Cucurbitacées, Passifloracées... |
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Des plantes et des fourmis
Dans les régions tropicales humides, nombreuses sont les plantes visitées par les fourmis. Leur présence est parfois favorisée par l'existence de structures spécialisées aboutissant à de véritables relations symbiotiques. Ces plantes, dites "myrmécophiles", ont développé des adaptations morphologiques permettant d'héberger des colonies de fourmis : feuilles en forme d'urnes des Dischidia, tiges creuses des Myrmecodia... En échange, les fourmis protègent la plante contre les prédateurs et facilitent son alimentation minérale par l'apport de particules terreuses et organiques. La plupart des espèces myrmécophiles sont des plantes épiphytes qui vivent dans les forêts de l'Amérique tropicale et dans la région Indo-malaise. Du simple nid, édifié dans des racines aériennes, aux organes les plus perfectionnés (tiges renflées des Rubiacées), la myrmécophilie représente un sujet d'étude passionnant pour les botanistes et les entomologistes. Elle constitue aussi un des aspects les plus spectaculaires de la biodiversité.
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La végétation des régions arides
Environ 10 000 espèces de plantes à fleurs sont regroupées sous l'appellation de plantes succulentes ou plantes grasses, ayant en commun la capacité de vivre dans des milieux difficiles, marqués par :
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une aridité importante, causée par des précipitations faibles, irrégulières, et l'existence de longues périodes de sécheresse, |
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un sol souvent pauvre, sableux ou caillouteux, à très faible pouvoir de rétention en eau, |
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des vents violents, desséchants, qui accentuent encore les phénomènes d'évaporation, |
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une forte insolation en l'absence de nuages, |
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des températures très élevées, mais aussi parfois très contrastées entre le jour et la nuit, ou entre les saisons. |
| Ces plantes ont su s'adapter aux conditions de vie particulières des régions arides, en développant des structures et des mécanismes spécialisés leur permettant d'économiser l'eau, de la stocker, et d'en faciliter l'absorption. |
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S'adapter pour survivre
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Pour réduire l'évaporation, les feuilles peuvent être coriaces, à épiderme lisse et cireux ou recouvertes de poils, et de taille réduite. À l'extrême, elles disparaissent totalement (cactus) ou restent très petites et deviennent rapidement caduques (Didiéréacées malgaches). Quand elles subsistent, elles jouent souvent le rôle d'organe de réserves, deviennent épaisses, charnues, riches en eau (aloès, agaves, crassulacées) et permettent la survie des plantes pendant de longues périodes de sécheresse. |
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Les tiges subissent les mêmes modifications. Elles sont parfois coriaces, réduites et enfouies dans le sol, ou bien crassulescentes, charnues, pouvant prendre l'allure de véritables bouteilles.
Quant au système racinaire, il est souvent très développé, tant en profondeur que superficiellement, de façon à capter la moindre humidité.
Une flore surprenante
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Feuilles, tiges et racines se sont modifiées, parfois de façon étonnante, pour donner naissance à une flore spécifique et originale qui procure aux paysages des régions sèches une physionomie très particulière et souvent spectaculaire.
Les plus fortes concentrations de plantes succulentes se trouvent en Afrique du Sud et dans les régions subtropicales du continent américain (Bolivie, Mexique, États de l'Arizona, du Nouveau Mexique, de Californie...).
Dans cette serre, ont été regroupées quelques-unes des espèces qui démontrent l'extraordinaire diversité de cette flore xérophyte (vivant dans des milieux secs). On remarquera les nombreuses similitudes de formes et d'aspects qui existent entre différentes espèces, originaires pourtant de régions bien distinctes. Cette convergence résulte de l'adaptation des plantes (même botaniquement très différentes) à vivre dans des conditions similaires (agaves américains et aloès africains, cactus américain et euphorbes cactiformes africaines). |
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Passion et raison
Depuis de longues années, les plantes succulentes font l'objet d'une passion parfois démesurée. Des récoltes inconsidérées, auxquelles s'ajoutent de multiples autres destructions, rendent le statut de nombreuses espèces très précaire. Aussi, beaucoup de ces plantes sont aujourd'hui menacées de disparition dans leur milieu naturel.
La flore tropicale menacée
Partout dans le monde, on assiste à la disparition des milieux naturels et des espèces qui y sont associées. Si l'érosion de cette biodiversité peut parfois être naturelle (éruption volcanique, tempête...), elle est surtout causée par les activités humaines et l'augmentation de la population mondiale. Le développement de l'urbanisation, l'extension des infrastructures (routes, barrages, lignes ferroviaires...), l'augmentation de la demande énergétique, l'accroissement de la pollution, l'industrialisation de l'agriculture et de la foresterie..., modifient considérablement la couverture végétale de la planète et appauvrissent ses ressources naturelles. Ce sont les forêts tropicales qui subissent actuellement les plus fortes agressions.

Les forêts tropicales en péril
À elles seules, on estime que les forêts tropicales hébergent 50 à 90 % des espèces vivantes et constituent ainsi le centre de biodiversité le plus important de notre planète. Une part importante de cette vie sauvage n'est pas encore connue alors que l'on assiste à une destruction massive de cet écosystème. Les chiffres sont alarmants. Certains scientifiques estiment que 17 millions d'hectares de forêts tropicales (soit quatre fois la surface de la Suisse) sont coupés chaque année. Si la déforestation continue au rythme actuel, 60 000 espèces végétales vont disparaître, ou sont menacées de disparition, au cours des trois prochaines décennies.
Les îles sous haute protection
Isolées des continents, les îles possèdent souvent une végétation d'une extraordinaire diversité, à fort taux d'endémisme, c'est-à-dire constituée d'espèces ne vivant que sur des territoires très limités et nulle part ailleurs dans le monde. Ces flores insulaires sont alors d'une très grande fragilité et très sensibles aux perturbations. Parmi les différentes causes de menaces, citons le cas des espèces invasives. D'origine exotique, elles sont introduites volontairement ou accidentellement sur les îles. En l’absence de prédateurs, elles trouvent là des conditions particulièrement favorables et ont un développement explosif. La flore indigène, non adaptée à une telle compétition, ne peut réagir et disparaît au détriment de ces "pestes végétales". L'envahissement de Tahiti par Miconia ascendens ou le développement spectaculaire de la vigne marronne sur l'île de la Réunion (Rubus alceaefolius) n'en sont que deux simples exemples. |
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Les mesures conservatoires
Les jardins botaniques ont une importante mission conservatoire, tant pour la flore menacée de leur région que pour des flores exotiques. Soucieux de participer à l'effort collectif, nous avons engagé de nombreux programmes visant à sauver de l'extinction les espèces les plus rares originaires des îles de l'Océan Indien ou d'autres contrées tropicales (Madagascar, Guyane, Pérou...). Certaines de ces espèces sont présentées dans cette serre et constituent un patrimoine botanique extrêmement précieux. Parallèlement à ces mesures, qui devraient être réservées qu'aux cas les plus critiques, il convient de protéger de vastes milieux naturels dans les pays d'origine, facilitant ainsi la conservation d'une biodiversité maximale.
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